Nicole Dufournaud

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généalogie

**Recherches généalogiques familiales** mai 2021

  • Nicole Dufournaud
  • 12 rue du Moulin de la Roche 94250 Gentilly France
  • courriel : nicole.dufournaud at laposte.net

La singularité des recherches généalogiques sur mon père Robert Dufournaud réside dans le fait qu'il fut prisonnier de guerre pendant la Seconde guerre mondiale, entre juin 1940 et janvier 1945, date de son évasion. Quant à ma mère, Jacqueline Laurent, certains épisodes de sa vie rencontrent également la grande histoire. Notre grande-tante maternelle, Geneviève Esnault épouse Frantzen, mérite aussi notre attention. Enfin, a été ajoutée l'histoire militaires des hommes des deux familles ayant combattu pendant la Première guerre mondial (1914-1918).

L'arbre généalogique et les recherches sur les autres membres de la famille Dufournaud/Laurent se trouve sur le site Geneanet.

Robert Dufournaud

La photo qui le représente ici à droite a été prise au Stalag, certainement très vite après son arrivée en Allemagne, peut-être au Stalag VI F à Bocholt. Mon hypothèse repose sur le fait qu'il porte des sabots car les Allemands retirèrent les chaussures militaires aux prisonniers en leur fournissant des sabots afin que leur marche soit limitée pour empêcher les évasions (cf l'émission TV “Retour aux sources” avec F. Dubosc en mai 2018).

Mémoire familiale

Dans la mémoire familiale, plusieurs récits oraux subsistent qu'il faudra vérifier et compléter :

  • les bombardements : la Ruhr a été durement touchée par les bombardements alliés et les prisonniers de guerre ont été tués par milliers ; Robert eut la chance d'en réchapper ;
  • les prisonnières slaves : parmi la hiérarchie des peuples établie par les nazis, les Français étaient relativement bien placés mais les Slaves étaient les peuples à exterminer après les Juifs ; les conditions de travail des Slaves étaient horribles et Robert a vu les femmes slaves en pleine hiver bouger les rails à mains nues, la peau restant collée aux rails ;
  • la ferme : à la fin de la guerre, son Kommando fut affecté à une ferme où il connut de meilleures conditions malgré la faim
  • l'évasion : fin janvier 1945, apprenant (par la radio ?) que les premières troupes américaines sortaient des Ardennes, il choisit de s'évader ; il rencontra des éclaireurs (?) américains qui avaient subi la contre-attaque des Ardennes et leur indiqua, certainement sur une carte, d'où il venait. Son retour par les Pays-Bas et la Belgique fut long certainement en raison des fronts qu'il devait traverser ou contourner.

A lire : Daniel Feldmann et Cédric Mas, “La Campagne du Rhin : Les Alliés entrent en Allemagne, janvier-mai 1945”, Economica,  pour connaître la date de passage du Rhin en Rhénanie ce qui donnerait le lieu et la date auxquels Robert a rencontré les Américains, près disait-il de la ferme où il travaillait. Quoiqu'il ne parlât jamais du Rhin ! Son stalag VI J était en effet situé à l'ouest du Rhin. mai fut déplacé à Dorsten à l'est du Rhin en septembre 1944.

  • le football : les prisonniers jouaient beaucoup au football et des matchs étaient organisés ; parmi les prisonniers de guerre, un d'entre eux était un footballeur fameux, vraisemblablement André Cheuva comme indiqué par D. Gomet dans sa thèse page 318, le meneur de l'équipe de foot de ce stalag, rapatrié en France en mai 1943.

Sur la photo à droite, Robert est le second joueur en partant de la gauche, agenouillé. Il était fier de raconter à ses enfants que leur équipe avait battu largement celle de leurs geôliers allemands : ceux-ci avaient accepté ce match sans savoir qu'un footballeur professionnel international faisait partie de l'équipe des prisonniers. =)

A rechercher : lire la thèse de D. Gomet sur les “Sports et pratiques corporelles chez les déportés, prisonniers de guerre et requis français en Allemagne durant la Seconde guerre mondiale (1940-1945)”, 2012

1938-1940

Parti en 1938 pour effectuer son service militaire dans le 3e régiment des Zouaves en Algérie à Constantine 10e compagnie, puis pendant la “drôle de guerre” en Tunisie vers Mareth peut-etre (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/3e_r%C3%A9giment_de_zouaves#Entre-deux-guerres), il rentre à Marseille en mai 1940 pour combattre.

D'après http://collectifrance40.free.fr/index.php/france40/histoire/les-zouaves-en-40- :

“Le régiment quitte Alger pour Marseille le 21 mai 1940. Il se retrouve en gare de Mantes dans la nuit du 26 au 27 où il débarque et rejoint les cantonnements à Guerville, Breuil-Bois-Robert, Arnouville (puis Boinville et Senneville), Goussainville, au sud de Mantes. Les 5 et 6 juin, tout le régiment monte au nord de Beauvais pour tenir une position défensive. Le 9 juin au soir, menacé d’encerclement, il se replie de nuit sur Berville et Hénonville, au sud de Méru. Le 10, il s’installe à Chenevières, au sud de Pontoise. Le 12, il se trouve en position sur les rives de l’Oise. Sous la pression de l’ennemi, les ponts sautent sur la Seine et le régiment se retrouve, le 13, sur la rive gauche du fleuve.”

D'après son livret militaire :

  • En mer du 9 au 10 novembre 1938
  • Algérie : du 11 novembre 1938 au 1er septembre 1939

Puis commence la campagne d'Allemagne :

  • Algérie : du 2 septembre au 10 septembre 1939
  • Tunisie : 11 septembre 1939 au 27 mai 1940
  • En mer : du 28 mai au 30 mai 1940
  • Armées : du 31 mai au 9 juin 1940

Il est fait prisonnier le 10 juin à Pontoise (lire aussi https://zouavestuileriesaintcheron1940.wordpress.com/lanabase-de-juin-40-la-campagne-de-france/) et ne suivra donc pas son régiment qui se replie vers la vallée de Chevreuse.

Il part, en grande partie à pied, pour l'Allemagne. Il est enfermé le 8 juillet 1940 au Stalag VI F à Bocholt en Rhénanie (à l'est du Rhin et au nord de Dusseldorf), région militaire qu'il ne quittera pas.

Recherche à effectuer : Mon père parlait souvent du sabotage des prisonniers français dans les usines d'armement. Proche de Bocholt près de Münster, se trouvent les usines Krupp : faisait-il partie des prisonniers travaillant pour Krupp ?

Malheureusement, Robert Dufournaud n'est pas inscrit dans la Liste officielle des prisonniers de guerre que l'on peut trouver sur Gallica par exemple. En effet, dans le dernier numéro du 15 juin 1941, il est noté que les prisonniers pouvant écrire à leur famille, cette liste n'a plus lieu d'être complétée.

Recherche à effectuer : écrire au Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants 37 rue de Bellechasse 75700 Paris 07 SP

1941-1943

Le Stalag VI J ouvre en février 1941. Ce Stalag est à 50 km de Dortmund à Krefeld (à l'ouest du Rhin) avec un camp secondaire à Dorsten à côté de Dusseldorf. Il est affecté au Arbeit Kommando 952. Cependant, mon hypothèse est qu'il est resté à l'ouest du Rhin car il n'a jamais parlé du passage du Rhin lors de son évasion.

Recherches à effectuer aux AN à Pierrefitte : les archives du Stalag VI J y sont conservées (voir F/9/2714, 2914, 3496, 3498 et 3500

En mai 1942, un acte est signé par l'homme du confiance du Stalag VI J, Julien Debonne (qui sera rapatrié en France dans les semaines qui suivront et remplacé par Edouard Quidel) : Robert Dufournaud autorise son père Alexis à percevoir ses émoluments de la Poste. Son matricule y est noté: matricule 24917 VI F Arbeits-kommando 947 Stalag VI J. Les deux témoins sont : Paul JULIEN cultivateur, demeurant à Chambéry (Savoie), sergent-chef à la 5e demie-brigade de chasseurs alpins matricile 710 VI J d'une part et d'autre part Gérard HORGUE-CARRERE, agriculteur, demeurant à Saint-Abit par Nay (Basses Pyrénées), soldat au 57e régiment d'infanterie matricule 721 VI J.

En septembre 1942, il se trouve à Heerdt à l'ouest du Rhin, proche de Dusseldorf. Dans la photo à droite, Robert est le troisième en partant de la gauche, debout.

Dès 1941, un journal du Stalag VI J est publié : il est bi-mensuel. Il comprend plusieurs parties dont des nouvelles sur le sport au Stalag : le football est à l'honneur. Cheuva y est stipulé avec un autre footballeur du FC Sochaux : Irrigaray. L'homme de confiance y publie des communications : en mai et juin 1942, l'adjudant-chef Julien Debonne prend la plume. En 1943, il est mensuel et est imprimé. En septembre 1943, il est à noter dix décédés lors de bombardements alliés. Èn novembre de la même année, l'homme de confiance signe sa communication : il s'agit de l'adjudant Edouard Quidel qui a succédé à Debonne. Pour consulter les numéros, lire en ligne https://argonnaute.parisnanterre.fr/ark:/14707/a011524055586qFBRgi Merci à monsieur Jean-Pierre Audouy qui m'a transmis le lien.

1944

En janvier 1944, le camp recense 19 000 prisonniers dont 300 à l'intérieur du camp.

Le 15 septembre 1944, le camp entier a été déplacé de Krefeld (aujourd'hui Willich) à Dorsten entre Dormund et Cassel. Cependant, placé dans une ferme, il est impossible de situer exactement où il se trouve en cette fin d'année 1944. Il est cependant douteux qu'il ait passé le Rhin : il n'a pas dû suivre son Kommando dans le camp mais a dû être réparti dans un nouveau kommando : voir le journal “Le nouvelliste…” du 15 octobre 1944 “L'homme de confiance vous parle”. Le repli de l'autre côté du Rhin semble avoir été soudain et non organisé.

Janvier 1945

Pendant la première quinzaine de janvier 1945, 39 prisonniers de guerre du Stalag à Dorsten meurent sous les bombes des alliés (voir le journal “Le nouvelliste” du 15 janvier 1945.

Robert Dufournaud s'évade à l'approche des premiers soldats américains sortis du bourbier de la contre-attaque des Ardennes. Il rencontre les éclaireurs dont des Afro-américains qui lui donnent à manger et lui offrent des Lucky Strike. Il met deux mois pour rentrer à Saint-Maur-des-Fossés, premier prisonnier de guerre revenu dans cette ville, en passant par les Pays-Bas et la Belgique : les habitants lui offrirent le gîte et le couvert. Le 9 mars 1945, il est enregistré au Centre des rapatriés de Valenciennes (Nord) : quelques jours plus tard, il est à Saint-Maur.

Jacqueline Dufournaud née Laurent

En juillet 2003, j'ai enregistré 3 h 00 de témoignages. Cet entretien porte sur la vie de ma mère avant sa rencontre avec mon père en mars 1945 à Saint-Maur-des-Fossés.

La photo sur laquelle elle apparaît, date vraisemblablement de 1943, un moment de la guerre où elle quitte la famille Millery pour rejoindre celle des Bourdeau : elle s'occupe de leur fils Michel âgé d'un an et demi environ.

Parmi cet enregistrement, je retiens deux rencontres :

Adrienne Bolland

“Une femme très agréable”, disait Jacqueline, qu'elle rencontre vers 1936 à l'usine d'aviation de Saint-Maur-des-Fossés. L'aviatrice est une sorte de marraine de l'usine et y vient régulièrement. L'usine est celle de Charles Gourdou et Jean Leseurre.

Jacqueline y travaille jusqu'en 1939 (?). Plusieurs membres de sa famille y exerçaient leurs activités professionnelles : son père Vincent Laurent, ajusteur, son oncle René Demogue, serrurier, et son frère Maurice Laurent. Quand elle part en exode en juin 1940 avec plusieurs membres de sa famille, ils se dirigent vers le sud-est car ils sont munis d'un papier leur ordonnant de rejoindre Jean Leseurre dans le sud-est de la France : ils subissent les bombardements italiens à La Charité-sur-Loire puis les Allemands les dépassant, ils feront demi-tour avec sa famille. Une des membres de la famille accouchera sur la route de l'exode.

Pour en savoir plus :

Robert Alesch

L'abbé Alesch était en poste à La Varenne Saint-Hilaire. Agent double au service de l'Abwehr, il avait une double vie. Il fit arrêter de nombreux résistants et démanteler des réseaux.

Jacqueline était domestique chez un chirurgien-dentiste, M. Millery, jusqu'en 1943, où venait l'abbé régulièrement pour donner des cours de langue à l'enfant de la famille. Personne ne soupçonnait la double vie de cet abbé très aimé par les paroissiens, qui ne cachait pas ses opinions anti-allemands.

Pour en savoir plus :

  • Lire la page Wikipedia et celle sur Samuel Beckett
  • Ecouter le témoignage de Jacqueline (cassette 2 face B) : elle y parle d'une résistante connue qui doit être Germaine Tillion

Geneviève Esnault épouse Frantzen

Geneviève est la tante maternelle de Jacqueline.

La prison de Saint-Lazare

Elle fut condamnée à de la prison ferme au début des années 1920 et enfermée à Saint-Lazare fbg Saint-Denis à Paris. A 16 ans, elle avait vitriolé son amoureux qui venait de l'abandonner : il était fils de bourgeois de Saint-Maur-des-Fossés.

Son père qui avait acheté un terrain pour le séparer entre ses quatre filles, avait vendu la part de Geneviève afin de payer un avocat et les frais de justice.

Recherches à effectuer : trouver son procès et consulter le registre des écrous aux Archives de Paris, bd Serrurier.

Aloys Frantzen

A sa sortie de prison, Geneviève rencontre Aloyse Frantzen avec lequel elle se marie en 1926 à Boulogne (92).

Recherches à effectuer : pendant l'occupation entre 1940 et 1944, Aloys Frantzen faisait partie de la Gestapo ou de la milice. Maurice Gouchon, le beau-frère de Geneviève, arrêté, se retrouva devant lui dans les bureaux de la Gestapo (?). Il l'envoya en Allemagne mais Maurice réussit à s'échapper pendant le voyage. Cette mémoire familiale est à vérifier.

Première guerre mondiale

Alexis Dufournaud

Alexis Dufournaud est le père de Robert. Il est mobilisé le 13 août 1914 à Saint-Maur-des-Fossés où il réside avec sa femme Marie Virondeau et leur fille Marie-Louise.

Unité(s) : 12e escadron de train des équipages militaires à Limoges, 52e régiment d'artillerie (52e RA) , 21e régiment d'artillerie (21e RA) , 214e régiment d'artillerie (214e RA), 176e régiment d'artillerie de tranchée (176e RAT)

  • 12e escadron de train des équipages militaires à Limoges : il se trouve “en Argonne, dans la région de Villers-Daucourt. Elles suivent le corps d'armée à Sainte-Menehould, Clermont, Varennes, Fleville, Stenay,Mouzon, Carignan, Florenville (Belgique), le précèdent dans sa retraite à Mouzon, Raucourt, La Besace, Le Chesne, Vouziers, Somme-Py, Vitry-le-François, Chavanges. Les ravitaillement sont longs et pénibles en raison de l'éloignement des unités engagées ; le chargement se fait la nuit, dans les gares. Les convois descendent jusqu'à Brienne-le-Château, à la bataille de la Marne, ces unités remontent rapidement vers le nord, passant par Vitry-le-François, Coupeville, Somme-Vesle. Du 19 septembre au 31 mars 1915, ces unités stationnent en Champagne, dans la région nord de Châlons-sur-Marne. Les convois administratifs assurent le ravitaillement du corps d'armée en vivres et effectuent les transports de matériaux de toutes sortes ainsi que d'effets d'habillement, à destination de Mourmelon-le-Grand, Mourmelon-le-Petit, Jonchery, Sept-Saulx, Suippes, Tuizy, ferme du Piémont, etc… Du 1er avril au 9 juin 1915, le corps d'armée occupe le secteur de Lorraine, région nord de Toul…” (Il écrit à sa belle-soeur sur une carte représentant le casernement du 160e Régiment d'Infanterie à Toul le 2 mai 1915.) “Les 23e et 24e divisions sont ravitaillées en vivres à Tremblecourt et aux Quatre-Vents, alternativement par les 1re et 2e compagnies ; le chargement a lieu dans la gare de Toul. Le 18 juin, embarquement à destination de la Somme, débarquement dans la région nord d'Amiens. Le corps d'armée est au repos, le ravitaillement se fait à Flesselles. Du 19 au 26 juillet, les unités se rendent par étapes en Artois (région d'Avesnes-le-Comte), le ravitaillement se fait en gare de Savy-à-Habarcq, à la halte de Duisans-Laresset, pendant les attaques du 25 septembre.” Historique du corps de Henri-Charles Lavauzelle

Lire http://tableaudhonneur.free.fr/12eETEM.pdf

  • 52e régiment d'artillerie : affectation le 13 octobre 1915. Ce régiment se bat en Artois. Blessé, il est hospitalisé à Barbezieux (Charente) (carte postale du 30 décembre 1915)

Malheureusement, aucune indication sur sa blessure dans le registre de matricule. Dans la mémoire familiale, son épouse Marie Virondeau est allée à son chevet. Enfants, nous entendions parler d'Angoulême ce qui est vérifié ici car Barbezieux se situe à côté.

  • 21e régiment d'artillerie : affectation le 9 mars 1916. Il part en permission. A son retour, il se trouve à Verdun. A partir de juillet 1916, le régiment part dans l'Aisne puis la Somme. En 1917, il revient dans l'est de la France, en Champagne.
  • 214e régiment d'artillerie : affectation le 1er octobre 1917. Ce nouveau régiment se trouve dans la Marne à l'automne 1917 jusqu'au printemps 1918.
  • 176e régiment d'artillerie de tranchée (RAT) : affectation le 01/04/1918. Ces régiments d'artillerie sont spécialisés dans la guerre de tranchée. Il reçoit en juin 1918 un masque ARS n° SJF2360

Recherches à effectuer : le 176e RAT aurait reçu les premiers tanks ce qui serait à vérifier

Sources: Matricule Haute-Vienne Nantiat 1904 n° 1451

Il est en permission au moment du décès de sa fille Marie-Berthe le 19 mars 1916 car il vient déclarer le décès à Saint-Maur-des-Fossés. La date correspond à son changement d'affectation. La conception de son fils Robert correspond également à un changement d'affectation.

Vincent Laurent

Vincent Laurent est le père de Jacqueline.

Unité(s) : 1er régiment d'artillerie (1er RA) , 17e régiment d'artillerie (17e RA)

  • arrivé aux armées le 3 août 1918 au 1er Régiment artillerie : ce régiment a participé aux batailles de Verdun (Douaumont) en Argonne, en Champagne, dans la Somme…
  • le 22 septembre 1918 : il passe au 17e régiment artillerie à cheval : ce régiment se trouve à l'automne 1918 en Champagne

Le 22 août 1918 : en poursuite sur la Vesle en Champagne aux environs d'Epernay-sur-Marne sur l'ambulance 16/1, il est évacué intoxiqué au gaz ypérite (moutarde) et hospitalisé à Sézanne. Il en sort le 29 août 1918. Il est affecté alors au 17e régiment artillerie.

“Excellent pointeur. A assuré le service de sa pièce sous les bombardements les plus violents notamment le 1er novembre 1918 faisant preuve du plus grand courage. Croix de guerre”

A son mariage en juin 1919, il est toujours mobilisé en Allemagne

Sources: Registre de matricule 1R383 n° 1136 vol 3

Sa fiche de matricule est à télécharger sur le site des AD de Nièvre, actuellement inaccessible

Henri Fort

Henri Fort est l'oncle maternel par alliance de Robert Dufournaud. Il épousera Mélanie Virondeau, veuve de son premier époux, le 13 septembre 1924 à Paris 4.

Unité(s) : 107 régiment d'infanterie , 3e régiment d'artillerie, 109e régiment d'artillerie lourde (109e RAL) , 120e régiment d'artillerie lourde (120e RAL) ,

“Excellent soldat. A fait preuve de courage et de sang-froid au cours de nombreux ravitaillements en munitions dans les Flandres, dans le Soissonnais et pendant les opérations offensives de juillet à octobre 1918. Blessé dans l'Infanterie. Croix de guerre. Blessé au Quesnoy le 02/11/1914. Plaie au thorax par balle.” Il a fait la campagne d'Orient (1915-1917) et la campagne d'Italie (1917-1918).

  • Du 3 août 1914 au 1er novembre 1914 : son régiment arrive en Argonne puis part pour la Belgique avant un repli sur la Meuse.
  • Il est blessé le 2 novembre 1914 et revient aux Armées le 9 mai 1915 jusqu'au 17 octobre 1915
  • Le 18 octobre 1915, il part avec l'Armée d'Orient certainement pour Salonique en Grèce jusqu'au 27 août 1917 : le 7 août 1916, il est affecté au 3e régiment d'artillerie lourde
  • Du 28 août 1917 au 13 novembre 1917, il est en France Intérieure. Le 6 septembre 1917, il est affecté au 109e régiment d'artillerie lourde
  • Il part le 14 novembre 1917 pour l'Italie où il reste soit jusqu'en avril soit jusqu'au 11 novembre 1918. Il est affecté au 120e RAL. Il a dû participer aux combats au nord de Trevise.
  • Il quitte l'armée le 31 juillet 1919 après avoir été affecté au 85e RAL le 11 mai 1919.

Sources: Matricule 27 classe 1910 Magnac-Laval

André Virondeau

André Virondeau est l'oncle maternel de Robert. Il est mobilisé le 18 avril 1918 et affecté au 78e Régiment d'Infanterie.

Unité(s) : 78e régiment d'infanterie, 52e régiment d'artillerie, 22e Régiment d'artillerie et 40e régiment d'artillerie

Arrivé le 19 avril 1918, il est affecté dès le 17 mai 1918 au 52e régiment d'artillerie en raison de problème de santé à ses jambes et ses pieds. Le 17 mai 1918, il change d'affectation et part au 52e Régiment d'artillerie puis le 17 août 1918 au 22e Régiment d'artillerie. Il termine la guerre en Rhénanie dans le 40e régiment d'artillerie le 6 juin 1919. Il est démobilisé le 25 octbore 1919.

Source : Matricule n° 759 Nantiat

Paul Eustace Virondeau

Paul Virondeau est un autre oncle maternel de Robert. Il est mobilisé le 16 décembre 1914

Il fut blessé fin octobre 1918 à l'ouest de Vesles et Caumont dans l'Aisne. Il portait une jambe de bois.

Unité(s) : 11e régiment d'infanterie, 172e RI, 355e RI et 25e Bataillon de chasseurs

Arrivé le 18 décembre 1914, il est affecté au 11e RI puis au 172e RI et enfin le 20 mai 1918 au 355e RI : il est alors sur la Vesle dans l'Aisne. Le 1er octobre 1918, il est affecté au 25e Bataillon de chasseurs et reste positionné dans l'Aisne.

Pour être affecté dans un bataillon de chasseurs, il devait donc être un très bon tireur.

Le 25 octobre 1918, il est blessé lors de l'attaque de HUNDINGSTELLUNG—LA SOUCHE (cf. http://www.chtimiste.com/batailles1418/divers/historique25BCP%204.htm ). Il est amputé de la cuisse droite au tiers supérieur.

Distinction militaire : médaille militaire

Sources: Matricule n° 336 Nantiat

Pierre Lamargue

Pierre Lamargue est le frère aîné d'André Lamargue, beau-frère de Robert Dufournaud.

Unité : 100e régiment d'infanterie

2 août 1914 : Mobilisation militaire

28 août 1914 : Décès - Yoncq (La Besace), 08502, Ardennes, Champagne-Ardenne, France

“Un jour de repos et, le 26, nous partions sur Yoncq. Le 27, le régiment s'organise défensivement ; le soir, il se porte sur Flaba ; le village n'étant pas occupé, il bivouaque, prêt à attaquer sur Raucourt. Dès le lendemain matin, la brigade se forme face à son objectif, puis brusque contre-ordre et marche en terrain découvert sur Yoncq. Six à huit mille hommes sous la surveillance d'un avion boche qui nous fait copieusement arroser de 77. Les hommes, comme à la manœuvre, voyant les éclatements trop élevés et ne souffrant pas de ce feu, marchent dans un ordre admirable. Le régiment attaque sur Yoncq, le 1er bataillon en tête, le 2e en soutien, le 3e en réserve. L'attaque est reçue par des mitrailleurs allemands parfaitement dissimulés ; en quelques instants, le 1 er bataillon est réduit à s'accrocher comme il peut au terrain. Le 2e , qui vient à la rescousse, subit à son tour de graves pertes… Des compagnies du 326e viennent boucher les trous. Il faut battre en retraite. Elle se fait d'un coup jusqu'à Stonne où le régiment se reconstitue et se repose. Les pertes avaient été grandes. Un lieutenant tué, 2 capitaines blessés mortellement, 4 lieutenants blessés, 11 hommes tués et 254 blessés ; et, en outre, 1 officier et 247 disparus. Cette énorme proportion de disparus s'explique par le fait que le combat eut lieu sous bois ou dans des ravins et que bien des hommes ont dû être tués sans qu'au moment de la retraite leurs camarades puissent les amener ou les retrouver.” Campagne 1914 – 1918 - Historique du 100e Régiment d’Infanterie

Lire http://jeanluc.dron.free.fr/index.htm

Distinction militaire : croix de guerre avec médaille de bronze à titre posthume

Sources: Matricule 695 classe 1913 Limoges Haute-Vienne

André racontait qu'enfant, il avait vu arriver à la ferme de ses parents de beaux militaires en costume à cheval : ils venaient annoncé le décès de son frère à ses parents. Nous étions fin août/début septembre : devant le nombre de décès, les autres morts de la commune n'eurent pas le même honneur !

Eugène Dalencé

Eugène Dalencé est l'oncle maternel par alliance de Robert. Il épouse Valérie Virondeau le 24 novembre 1906 à Saint-Maur-des-Fossés après avoir fait la campagne d'Algérie du 22 août 1903 au 7 mars 1905 comme engagé volontaire.

Il disparaît le 17 février 1915 à Vauquois dans la Meuse, date retenue pour son décès.

Unité : 9e régiment d'infanterie, 31e régiment d'infanterie

Distinction militaire : Croix de Guerre (étoile de bronze) Médaille militaire à titre posthume “Brave soldat tombé glorieusement en faisant son devoir le 17-02-1915 à Vauquois”

Il est indiqué 31e RI dans sa fiche de décès ce qui ne correspond pas à sa fiche de matricule. Cependant, le 31e RI est à Vauquois en février 1915.

“Le 17 février, la préparation d'artillerie commence à 9 heures ; à midi, le tir s'accélère, trois mines françaises doivent exploser avant l'assaut, une seule saute et bouleverse notre première ligne, tuant ou blessant une trentaine d'hommes. Malgré le désarroi produit par la mine, les trois compagnies de première ligne, au signal d'attaque donné par le clairon, s'élancent vers le plateau. Le terrain, retourné par les obus, est tellement escarpé que, pour gravir la pente, nos soldats doivent s'appuyer sur leur fusil. La première ligne ennemie est dépassée, Vauquois est atteint. L'église, qui constitue un des principaux centres de résistance, est en notre possession. Nos soldats les plus intrépides atteignent l'arête nord de la butte, mais ne peuvent la dépasser. L'ennemi, massé sur les contre-pentes, mitraille avec furie le rebord du plateau. Les troupes qui occupent Vauquois sont bien réduites ; le commandant CUNY essaye en vain, à la tête de la compagnie de réserve, de les renforcer ; il est blessé, ainsi que son lieutenant adjoint. Le bataillon de réserve du Mamelon-Blanc trois fois se porte en avant, trois fois des rafales de mitrailleuses l'obligent à refluer avec des pertes sanglantes. L'ennemi prononce alors une forte contre-attaque contre Vauquois ; ceux qui l'occupent, après avoir épuisé toutes leurs munitions, se replient pas à pas, maintenant l'ennemi en respect.” Historique du 31e Régiment d'Infanterie par Henri CHARLES-LAVAUZELLE

Lire http://jeanluc.dron.free.fr/

Sources: Décès: http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m005239e1c563a72

Maurice Gouchon

Maurice Gouchon est l'oncle maternel par alliance de Jacqueline.

Il arrive le 14 août 1916 au corps.

Unité(s) : 94e régiment d'infanterie, 82e régiment d'artillerie lourde

Le 94e RI est dans la Somme et participera à la bataille de Rancourt en octobre 1916. Cependant, Maurice n'arrive aux Armées que le 12 décembre 1916, date à laquelle il est affecté au 82e régiment d'artillerie lourde.

Sur sa fiche de matricule, il est indiqué être affecté au 20e escadron de train (cf. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64148043/f13.item.texteImage ) mais sans précision de date. De plus, il quitte la 82e RAL le 11 novembre 1918 avec la mention “z.a.cs du 12 novembre 1918 au 26 septembre 1919”, mention mystérieuse.

Source : matricule Paris, Saint-Maur des Fossés, n° 4667 classe 1917

Alexis Dufournaud

Alexis Dufournaud est l'oncle paternel d'Alexis Dufournaud le père de Robert.

Rappelé en décembre 1914 pour servir dans l'infanterie : il avait 42 ans ! Il passera la plus grande partie de la guerre en régiment d'infanterie territoriale ou RIT en raison de son âge. Ces régiments sont en soutien des régiments d'active.

Unité(s) : 112e régiment d'infanterie territoriale ou RIT, 105e RIT, 19e RIT, 77e RIT et 87e RIT.

Mobilisé le 12 décembre 1914, il intègre le 112e RIT et est engagé en Champagne ; puis il passe au 105 RIT le 8 juin 1915, au 19e RIT le 16 septembre 1915, au 77e RIT le 25 janvier 1917 et enfin au 87e RIT le 3 novembre 1917. Il est démobilisé le 1er octobre 1919.

René Demogue

René Demogue est l'oncle maternel par alliance de Jacqueline.

Il est mobilisé le 1er septembre 1914

Volontaire, il est caporal le 23/12/1914 puis sergent le 15/01/1915. Il est porté disparu à Malancourt (Meuse) le 28/03/1916. Prisonnier de guerre en Allemagne à Giessen puis à Cottbus. Il est rapatrié en décembre 1918, reste 30 jours en permission avant de repartir jusqu'en juillet 1919.

Unité(s) : 163e régiment d'infanterie (163e RI)

Il est affecté au 163e RI et arrive au corps le 5 septembre 1914. Il participe aux combats dans les Vosges puis la Meuse. Début 1916, il part pour Verdun où il disparaît le 28 mars à Malancourt à l'ouest de Verdun.

“Le 28 mars, un peu avant la pointe du jour, tout le secteur est pris violemment à partie par l'artillerie ennemie. Les grosses pièces tapent en plein sur nos lignes et particulièrement au centre Braconnot et au Réduit Malançourt. Le bombardement est infernal. A 15 h.45, une forte attaque allemande se déclenche le tir est légèrement allongé et arrose notre deuxième position. Les Allemands débouchent en masse du Nord-Est prenant nos positions à revers en passant entre deux centres, par une ligne non occupée mais battue par des feux de flanc. Nos hommes sont à leur poste, aux aguets. Nos mitrailleuses ouvrent le feu ; le barrage d'artillerie est déclenché. L'ennemi surpris est arrêté. Il tournoie sur place et finit par se replier en désordre vers le Nord-Est. Cela n'est qu'une feinte car pendant ce repli qui n'est que partiel, un groupe important s'est glissé sans être vu dans certaines maisons inoccupés de Malancourt où il s'installe. A la faveur de la nuit, ce groupe se renforce d'éléments prévenus par lui ; ces éléments s'organisent solidement et entourent notre ouvrage de Braconnot ainsi que le réduit de Malancourt, fermant ainsi le fer à cheval et coupant toutes communications avec le gros du Régiment. Une partie des 5e , 7e et 8e Compagnies était ainsi encerclée. Cette opération ennemie s'était faite très adroitement sans que qui que ce soit se doutât de la chose. Le commandant du 2e Bataillon, en envoyant des ordres aux Compagnies, s'aperçoit que les agents de liaison des 3 Compagnies ne reviennent pas. Ils sont tués ou pris très habilement par l'ennemi qui occupe la brasserie de Malancourt. Le secteur est bombardé sans répit ; il est difficile de se rendre compte de ce qui se passe. Le Chef de Bataillon envoie des patrouilles qui se heurtent à des feux nourris et à nos défenses accessoires déjà organisées et retournées. Le Colonel donne l'ordre au 2e Bataillon qui est réduit à 1 Cie et 3 pelotons, d'attaquer pour rétablir la liaison. (On sait que la garnison encerclée se défend et tient sa position). Mais les Allemands se renforcent et l'attaque se heurte à des obstacles très puissants et à des feux très violents. Une deuxième attaque est ordonnée. Les poilus s'élancent avec une vaillance héroïque. La plupart tombent tués où blessés. (Le chef de B on est tué.) Leur bravoure se brise encore contre l'obstacle et le feu. Le lendemain, l'ennemi occupe définitivement le centre Braconnot et le réduit Malancourt. Il est à peu près certain que pendant la nuit les Allemands ont pu maîtriser les deux réduits encerclés, l'un après l'autre malgré leur résistance et qu'ils ont pris les hommes qui ne se sont pas fait tuer.” Campagne 1914 – 1918 - Historique du 163e Régiment d’Infanterie

Lire http://jeanluc.dron.free.fr/index.htm

Sources: Matricule Seine 4e bureau 1917 n° 4596

généalogie.txt · Dernière modification: 2021/07/24 08:51 par nicole