Docteure de l'EHESS en histoire moderne, membre associée du Centre de Recherches Historiques CRH et chercheuse associée dans les groupes de recherche du LaDéHiS et Histoire du Genre, je suis spécialisée dans l’étude de la place des femmes au XVIe siècle. Ma thèse porte sur les “Rôles et pouvoirs des femmes au XVIe siècle dans la France de l'Ouest”.
Mes axes de recherche en histoire concernent les XVIe et XVIIe siècles ; actuellement mes études portent particulièrement sur :
le travail des femmes, et particulièrement dans le négoce
le rôle des femmes dans la parenté et leurs réseaux
les discours sur l’égalité/inégalité des femmes et des hommes,
les femmes en armes,
la construction juridique des catégories de genre
et sur deux reines : Marguerite d'Angoulême et Marguerite de Valois, toutes deux reines de Navarre.
Mes analyses reposent sur des méthodes informatiques. Depuis 1982, je travaille avec des outils informatiques avancés : au Centre mondial informatique et ressource humaine, j'ai acquis une véritable culture informatique, puis, à partir de 1996, une compétence numérique en encodage des textes avec la TEI (Text encoding initiative). Depuis le début des années 2000, je travaille dans la navigation et l'exploration des données à partir de transcriptions exhaustives et de tables de dépouillement. Les réseaux sociaux et de parenté sont des outils qui aident à rendre visibles les femmes de l'Ancien Régime.
Ces compétences m’amènent régulièrement à conseiller des étudiants et étudiantes, des institutions et des groupes de chercheurs dans la gestion de projets numériques.
Animation de la Recherche :
Entre juin 2020 et septembre 2021, j'étais membre du comité de pilotage du projet
Savoirs.
Entre 2013 et 2019, j'ai participé aux réunions plénières de l'
ANR KINSources sur les réseaux de parenté : voir le site
Kinsources et aux ateliers Puck, un logiciel pour l'analyse de données généalogiques : voir le site
https://www.kintip.net
Docteure en histoire moderne de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales -
EHESS - à Paris, je participais aux séminaires de l'Axe Genre de l'Ecole animés par Magali Della Sudda, Laura Lee Downs et Alessandro Stella et en étais co-organisatrice entre octobre 2010 et juin 2011. Depuis février 2012, l'Axe Genre renaît sous la forme d'un Atelier Genre, devenue la Transversale Genre en 2013 avec Elizabeth Claire, puis en 2016 le groupe Histoire du genre dirigée par Sylvie Steinberg.
Je suis adhérente depuis 2005 de l'association
Mnemosyne.
Depuis 2002, je suis adhérente de la Société Internationale pour l'Etude des Femmes de l'Ancien Régime -
SIEFAR et membre de son Conseil d'Administration entre juin 2007 et juin 2012 : j'en ai été la trésorière pendant deux ans et j'étais engagée dans ses activités scientifiques comme l'organisation de colloques, la codirection d'édition des actes de colloque et dans l'élaboration de son
Dictionnaire des femmes de l'ancienne France.
Humanités numériques :
Depuis 1996, j'ai acquis une compétence en encodage des textes suivant les recommandations de TEI,
Text Encoding Initiative, qui est un standard. J’ai exploité cette expérimentation dans le cadre de mon mémoire de maîtrise en vue d’allier le dépouillement historique traditionnel des textes manuscrits à des moyens d’aide à l’analyse des structures du discours. J’ai utilisé cette méthodologie pour mon DEA. Dans le cadre de ma thèse, j'ai amélioré le processus de l'analyse des sources historiques grâce à l'encodage TEI : une annexe méthodologique fait partie intégrante de mon mémoire. Le codage préconisé par la TEI autorise des traitements et des indexations automatiques. Ces travaux ont fait l’objet de publications françaises et internationales en collaboration avec
Jean-Daniel Fekete, directeur de recherche du projet
Aviz de l'Institut national de recherche en informatique et automatique -
INRIA.
Depuis 2001, je travaille sur les réseaux et particulièrement les généalogies, graphes qui indiquent les relations familiales. Dans le cadre de mes travaux universitaires, j'ai été amenée à dresser des généalogies nécessaires pour comprendre les relations entre les protagonistes ainsi identifiés. Ces réseaux sont établis à partir de mes sources transcrites et parfois complétées par des ouvrages. Ils forment un corpus de travail que j'ai mis à la disposition des internautes (voir ma thèse en ligne). Entre autres, avec Robert Descimon et Elie Haddad, nous avons aidé à l'élaboration d'un outil “GeneaQuilts” (lire l'article sur HAL
http://hal-ecp.archives-ouvertes.fr/docs/00/53/29/39/PDF/geneaquilt.pdf)
Dans le cadre associatif, j'utilise mes compétences. Entre 2009 et juin 2012, j'ai été en charge du domaine siefar.org. J'ai finalisé le projet du passage du site de la Siefar vers un
CMS : SPIP. En 2010, j'ai dirigé la rénovation du dictionnaire de la Siefar et son passage de SPIP vers le logiciel MediaWiki sur le site de la
Siefar : j'ai mis en ligne la troisième version du dictionnaire de la Siefar sur le logiciel MediaWiki après 5 mois de travail collaboratif. J'étais co-responsable de la publication du dictionnaire français de la Siefar sur
SIEFAR.
Enseignement/formation : Enseignante en Master Pro au CESR entre 2004 et 2015, j'ai également formé tout public en XML/TEI dans des sessions du SUFCO de l'Université de Tours ainsi que ponctuellement dans d'autres établissements comme à l'ENSSIB ou chez Mediadix.
Paléographie : ma thèse traite des rôles et les pouvoirs des femmes au XVIe siècle dans la France de l'Ouest. Mille sources manuscrites inédites de la Renaissance (de 1480 à 1640) sont transcrites exhaustivement.